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Chez ce peuple du groupe ethnique myènè, l’interprétation de la dot est donnée par le Pasteur Ogoula M’beye. Selon lui, l’application de la dot est faite pour mettre fin à la situation de libertinage. La légende raconte qu’un homme du clan Avandji épris d’une femme décida de donner un présent aux parents de la future épouse. Cette dernière devrait désormais quitter sa famille et vivre auprès de son mari. Après réflexion, il fabriqua des écuelles et des corbeilles, il prépara de belles écorces de l’arbre Olenge et des autres arbres analogues et des pagnes dits imponde. En un mot, tout ce qu’il reconnaissait nécessaire à la vie quotidienne de l’homme endôngô. Quand tout fut prêt, il prépara un hydromel et demanda aux notables du village de l’accompagner dans le village voisin pour la conclusion du mariage.

Arrivé sur place, l’homme offrit les différents présents aux parents de sa future épouse en prononçant ces paroles : « J’ai réuni ces hommes chez vous, non pas pour vous faire palabre mais plutôt pour vous demander de constituer avec moi une famille ; fonder un village en m’accordant la main de votre fille. Je ne veux point de concubinage, cela ressemble à un campement, à un gîte de passage. A cet effet, je vous apporte ces bibelots et je vous demande de consommer ces vingt mesures d’hydromel. Accordez-moi le mariage dans les conditions que je vous propose et daignez, le cas échéant, bénir notre union afin qu’elle prospère dans la paix et le bonheur du foyer conjugal ». Les actes et les paroles prononcés par cet homme furent très appréciés par la famille de la jeune femme qui n’avait jamais vu un autre homme agir de la sorte. Dès cet instant, le rituel de la dot a pris place dans les pratiques coutumières de l’ethnie Galwa.

Cf Le mariage africain, entre tradition et modernité : étude socio-anthropologique du couple et du mariage dans la culture gabonaise. Auteur: Cornelia Bounang Mfoungue

Origine de la dot chez les Galwa